Courcelles-les-Lens 14.11.1814 – Arras 15.08.1894. Chanoine titulaire, archiprêtre de la cathédrale, prédicateur réputé.
Élu en 1871, sous la présidence d'Edmond Lecesne, pour succéder au docteur Albert Ledieu sur le 22e fauteuil, il est reçu le 23 août 1872 par le président. Il est remplacé en 1895 par le chanoine Léon Duflot.
Il est le dernier des quatre enfants de Benjamin Envent, cultivateur, et d’Éléonore Cochet.
Clovis Envent est ordonné prêtre le 9 juin 1838, et nommé pour quelques semaines curé de Matringhem avant d'être appelé à la cure de Saint-Nicolas-les-Arras où il reste quatorze ans (1838-1852). « Instruit dans les textes sacrés, et les lettres profanes », il est nommé professeur d’écriture sainte, de droit canon et de morale au grand séminaire d’Arras. En 1866, il est promu chanoine titulaire, archiprêtre de la cathédrale et curé doyen d’Arras. En 1888 il est doyen du chapitre.
Homme de caractère, conscient de son autorité, de ses droits et de ses devoirs, il est considéré par ses pairs comme un maître de la prédication. Son esprit parfois mordant était aussi réputé que son inépuisable et discrète charité.
Remarqué pour ses talents oratoires et son érudition, il devient membre résident de l’Académie en 1871. Durant vingt et un ans, il assiste aux séances chaque fois que son ministère lui en laisse le loisir, sans y jouer un rôle actif.
Il décède en son domicile, le 15 août 1894, âgé de soixante-dix-neuf ans,
Une rue de Courcelles-les-Lens porte son nom.
Publication dans les Mémoires de l’Académie d’Arras
Discours de réception le 23 août 1872, MAA, 2e série, t. V (1873), p. 374-390.
Sources
État civil : naissance, AD 62, 5 MIR 249/1, p.1344/1475 ; décès, AD 62, 3 E 041/525, p. 48/82.
Archives. dioc. Arras, 4 Z 903 ; répertoire CLETON ; Annuaire diocésain, 1896, p 262.
LECESNE Edmond, « Réponse au discours de réception de M. l’abbé Envent », Mémoires de l’Académie d’Arras, 2e série, t. V (1873), p. 391- 405.
MALLORTIE Henri de, « Éloge de M. l’abbé Envent », Mémoires de l’Académie d’Arras, 2e série, t. XXVI (1895), p.63-66.
Michel Beirnaert