Arras (paroisse Saint-Géry) 24.02.1690 - Ramecourt 25.04.1754. Écuyer, secrétaire du roi en la chancellerie du Conseil d’Artois.
Membre fondateur, installé en 1737 au 17e fauteuil il joue un rôle actif jusqu’à son remplacement en 1761 par Auguste-Joseph-Marie Foacier de Ruzé
Seigneur de Ramecourt, il est le fils unique de Pierre Le Gay, avocat au conseil d’Artois et de Françoise Thérèse Théret. Il a pour parrain Pierre François Grégoire, conseiller au Conseil d’Artois, et pour marraine, sa grand-mère paternelle, Danielle Louise Sohier.
Son père décède le 13 octobre 1792 à 31 ans, alors qu’il n’est âgé que de 2 ans et demi. Sa mère se remarie le 12 juillet 1695 à Saint-Jean-en-Ronville avec Jean Jacques Delattre de Louez, dont elle aura huit enfants.
Il épouse, le 5 février 1725, à Arras (paroisse Saint-Jean-en-Ronville), Marie-Thérèse-Ursule Ansart de Mouy, fille de Pierre Ansart de Mouy, avocat au Conseil d’Artois.
Le mariage est célébré par Philippe Deransart chanoine de la cathédrale d’Arras et vicaire général du diocèse « en la vacance du siège épiscopal ». Signent comme témoins : le père de la mariée ; le père de substitution du marié, Jean Jacques Delattre de Louez ; Louis Joseph Le Sergeant d’Hendecourt, baron de Ransart ; Louis-Léonard-Eugène-François Le Josne-Contay, futur académicien ; Grégoire Enlart de Grandval, conseiller au Conseil d’Artois et futur académicien ; Pierre André Joseph Bataille, procureur général au Conseil d’Artois ; Guillaume Laurent Théret, avocat au Conseil d’Artois.
Le couple aura sept enfants dont trois décèderont avant d’avoir atteint l’âge adulte.
Pierre François Le Gay, est nommé conseiller secrétaire à la chancellerie au Conseil d’Artois le 23 juin 1725. Il devient secrétaire honoraire en 1745.
En 1745, il obtient des lettres pour valoir titre de noblesse en raison de sa charge.
Académicien de la première heure, il est très actif pendant les premières années. L’Académie se fixe plusieurs projets d’étude, dont celui d’étudier « l’origine des Artésiens, leur gouvernement, leurs mœurs et les évènements les plus remarquables arrivés dans leur pays, jusqu’au temps de l’établissement de la monarchie française dans les Gaules ». Le 14 février 1739, elle confie cette recherche historique à une équipe dont il fait partie, avec Adrien-Joseph Le Sergeant de Ransart, Pierre-François Cornuel, Gilles Bocquet et Louis Guillaume Fruleux d'Attecourt. Dès le 6 février 1740, il remet une « Dissertation géographique sur les pays qu’occupaient les Atrébates et les Morins ». L’Académie lui confie encore, au début de l’année 1741, la mission de dépouiller avec Antoine Dubois de Duisans, la Bibliothèque germanique [ou Journal Littéraire d’Allemagne, de la Suisse et des Pays du Nord, qui paraît depuis 1720].
Les archives de l’Académie mentionnent encore de lui, pour l’année 1741, un « Mémoire historique sur la religion et les funérailles des anciens Gaulois », un « Essai sur l’histoire d’Artois depuis les temps les plus reculés jusqu’à la naissance de J.C, », un « Mémoire sur le hameau d’Amizoir près de Saint-Venant », et pour l’année 1742, des « Observations géographiques sur les positions respectives d’un grand nombre de villages du pays d’Artois ».
Il décède en son château de Ramecourt, le 25 avril 1754, âgé de 65 ans et il est inhumé le lendemain dans le chœur de l’église, « côté de l’évangile », en présence de Joseph Marie Ansart, premier conseiller pensionnaire de la ville et cité d’Arras, et de Philippe François de Servins, chevalier, seigneur d’Herlincourt.
Sources
État civil : naissance, AD 62, 2 MIR 041/3, p. 357/1365 ; mariage, AD 62 5 MIR 041/8, p 26/1347 ; décès, AD 62, 3 E 686/1, p. 77/226.
L’état de la France, 1727, volume 4, p. 429-435.
L’état de la France, 1736, tome 4, 2e partie, vues 489-498.
VAN DRIVAL Eugène, « de Ramecourt », Histoire de l’Académie d’Arras, 1872, p. 12, 14, 19, 72-73, 223.
HAIGNERÉ Daniel, Dictionnaire historique et archéologique du pas de Calais, tome 3, 1884, p. 249.
HAUTECLOCQUE Gustave de, « Inventaire des archives de l’Académie d’Arras », Mémoires de l’Académie d’Arras, 2e série, t. XXVIII [1897], p. 58.
DIERS Jean-Pierre, « Étude sociologique de l’académie d’Arras des origines à nos jours (1737-2006) », 2007, Mémoires de l’Académie d’Arras, 6e série [1991-2006], 2007, p.29.