Arras (paroisse Sainte-Marie-Madeleine) 22.09.1708 – Bapaume 17.05.1782. Écuyer, greffier en chef du Conseil d’Artois. 

Membre fondateur en 1737, installé sur le 5e fauteuil. Il est remplacé en 1752 par François-Floris Le Roux.

Il est l’aîné des sept enfants issus du second mariage de son père, Denis Joseph François Maïoul, procureur au Conseil d’Artois avec Marie Jeanne Thérèse Marseille.

Un de ses frères cadets, Dominique-Louis-François Maïoul, est, comme lui, membre fondateur de l’Académie.

Il épouse le 25 novembre 1731 en l’église du Saint-Sépulcre à Saint-Omer, Marie Isabelle Drincqbier (1710-1768), fille d’Eustache Eugène Drincqbier, avocat au Parlement de Paris et de Marie Jeanne Morel, en présence d’Antoine François Crépin, conseiller du Roi au bailliage de Saint-Omer, de Thomas Joseph Enlart, conseiller du Roi, subdélégué de l’intendant et procureur syndic de la ville de Saint-Omer et de Laurent Drincqbier, greffier criminel de la ville de Saint-Omer. Le couple donne naissance à douze enfants entre 1732 et 1752. Tous ses fils ayant atteint l’âge adulte s’engagent dans la carrière des armes. Son épouse décède le 7 mai 1768 à l’âge de 57 ans.

Sa carrière professionnelle illustre le cas des familles qui, exerçant des métiers de robe, ont acquis des charges et s’en sont servi pour parfaire leur fortune bourgeoise et s’élever dans la hiérarchie sociale.

Son père, Denis Joseph François Maïoul, procureur au Conseil d’Artois, « avait acquis la charge de secrétaire du Roi, audiencier en la Chancellerie d’Artois le 10 janvier 1712, attachant ainsi la noblesse à son nom et à sa famille » (Philippe Sueur). Il acquit en outre celle de greffier en chef civil et criminel le 1er février 1715. Joseph Guillaume François reprend cette charge après le décès de son père le 17 juillet 1736 et il est reçu greffier en chef le 8 janvier 1737. Il est en outre, reçu conservateur des minutes de la chancellerie le 14 décembre 1742, et secrétaire du Roi en la chancellerie le 9 mai 1750.

Il obtient ses lettres d’honorariat le 25 novembre 1769 et cède ses charges à Antoine Joseph Marie Develle.

Il est membre fondateur de l’Académie d’Arras en 1737, à l’âge de 29 ans. Les archives de l’Académie n’ont pas conservé de traces de son activité. Il en démissionne en 1752, l’année de la naissance de ses onzième et douzième enfants, des filles jumelles.

Veuf depuis 1768, il décède à Bapaume, âgé de 74 ans, le 17 mai 1782. Il est inhumé le lendemain dans le chœur de l’église de Sus-Saint-Léger, en présence de son fils Louis François Maïoul de Sus-Saint-Léger, ancien capitaine commandant au régiment de Guyenne, chevalier de l’ordre de Saint-Louis.

Sources

État civil : naissance, AD 62, 5 MIR 041/17, vue 183/1388 ; mariage, Ad 62, 5 MIR 765/28, p. 55/1236 ; décès, AD 62, 5 MIR 060/4, p. 361/1344 ; inhumation, AD 62, 5 MIR 804/1, p. 801/1597.

VAN DRIVAL Eugène, Histoire de l’Académie d’Arras, 1872, p. 12, 35, 70-71, 233.

SUEUR Philippe, « Le greffier en chef du Conseil d’Artois », Le Conseil Provincial d'Artois (1640-1790), Une cour provinciale à la recherche de sa souveraineté, 1978, p.109-119.

DIERS Jean-Pierre, « Étude sociologique de l’académie d’Arras des origines à nos jours (1737-2006) », 2007, Mémoires de l’Académie d’Arras, 6e série [1991-2006], 2007, p.14, 29, 40.