Arras (paroisse Saint-Nicolas-sur-les-Fossés) 26.10.1730 - Douai 26 pluviôse an VII (14.02.1799). Prêtre, professeur au collège d’Arras
Élu le 27 novembre 1762 pour succéder à Louis-Guislain-Benoît Leliepvre sur le 29e fauteuil, il est reçu le 26 mai 1763 par l'abbé Delys, directeur en exercice. Il est remplacé en 1769 par le comte de Lannoy de Beaurepaire.
Il est le fils de de Pierre René Pauchet, bourgeois d’Arras, marchand tailleur d’habits, et d’Élisabeth Lourdel(le) (1691-1771), neuvième d’une fratrie de onze enfants, tous nés entre 1720 et 1733 dans la paroisse de Saint-Nicolas-sur-les-Fossés dont font partie partiellement les deux grandes places d'Arras.
Prêtre séculier, il est l’un des professeurs recrutés en 1762 pour enseigner au collège d’Arras après l’expulsion des Jésuites. Il y est professeur de Troisième.
Cette même année 1762, il entre à l’académie avec Dubois de Fosseux et le Merchier. Dans son discours de réception il entreprend de prouver qu’on ne peut être heureux sans la science et récite une Ode sur la Poésie. Il est encore l'auteur, en 1764, d’une Ode sur la Religion. Directeur en exercice en 1768, il reçoit, à ce titre, son supérieur, le principal du collège, l’abbé Monlien de la Borère. Il en profite pour livrer ses Réflexions sur la Poésie et déclamer une nouvelle Ode sur la Poésie.
Nommé curé, il quitte Arras et l'Académie pour devenir curé de Vred (juin 1768 - juin 1771), puis curé de Biefvillers-les-Bapaume (juin 1771-février 1780), et enfin vice curé de Saint-Amé à Douai (février 1780 – 1792). Il refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé en 1791 et il est remplacé par un prêtre constitutionnel, Pierre-François Caille. Dès le début du Second Directoire, il est arrêté et détenu à la maison d’arrêt dite des Écossais en vertu de la loi du 19 fructidor an V (5 septembre 1797).
Il décède en son domicile douaisien de la rue (Saint-) Albin , « ex vice curé en la ci-devant paroisse de Saint-Amé », le 26 pluviôse an VII (14 février 1799), âgé de 68 ans.
Sources
État civil : naissance, AD 62, 5 MIR 041/9, p. 510/1420 ; décès, AD 59, 5 Mi 020 R 039, p. 776/1200.
Souvenirs à l’usage des habitans de Douai ou Notes pour servir à l’histoire de cette ville, jusques et inclus l’année 1821. Douai, 1822.
Éphémérides historiques de la ville de Douai, seconde édition, Douai, 1828.
VAN DRIVAL, Histoire de l’Académie d’Arras, Arras, 1872, p. 40, 72-73, 239..
Père IGNACE, « Extraits des Recueils des Mercures et autres écris du temps pour servir à l’histoire de l’ancienne Société littéraire d’Arras », Mémoires de l’Académie d’Arras, 1ère série, t. XXXV [1863, p. 478, 480-481, 496.
BERTHE Léon, Dictionnaire des correspondants de l’Académie d’Arras, Arras, 1969, notice 864, p. 169.
DIERS Jean-Pierre, « Étude sociologique de l’académie d’Arras des origines à nos jours (1737-2006) », 2007, Mémoires de l’Académie d’Arras, 6e série [1991-2006], 2007, p. 23.
Michel Beirnaert