Arras (paroisse Sainte-Croix) 27.03.1687 - Arras (paroisse Saint-Géry) 02.12.1761. écuyer, avocat en Parlement et au Conseil provincial d’Artois, échevin d’Arras (1727-1730 et 1741-1742), grand bailli de l‘abbaye royale des dames d’Avesnes (à Saint-Laurent-Blangy).

Il est élu en 1752 pour succéder à Joseph Maïoul sur le 5e fauteuil. Il est reçu le 18 mars 1752 par l’abbé André-Louis-Florent Galhault, directeur de l’année. Il est remplacé en 1764 par Pierre Antoine Joseph Denis de Riacourt.

Seigneur de Puisieux-au-Mont et de Puisieux-au-Val, il est le quatrième des six enfants de Charles François Dominique Le Roux, avocat au Conseil d’Artois, et de Marie Antoinette Le Petit.

Il épouse Marie Augustine Havet (1698-1733), le 10 octobre 1724, en l’église Sainte-Croix à Arras. Elle est la fille de Pierre Havet, lieutenant de Puisieux-au-Mont, censier de la cense du chapitre d’Arras, bourgeois d’Arras, et de Marie Florence Delevacque. Le couple aura quatre enfants entre 1725 et 1732 avant que ne décède leur mère, le 5 juin 1733, âgée de 34 ans.

François Floris Le Roux fait une belle carrière : avocat et grand bailli « de la noble abbaye » d’Avesnes, il est aussi conseiller du Roi au Conseil d’Artois, échevin d'Arras (1727-1730, et 1741-1742), et châtelain d'Arras jusqu’en 1749. Il est nommé secrétaire du Roi contrôleur à la chancellerie du Conseil d’Artois par lettres patentes données à Versailles le 18 février 1755.

Les archives de l’Académie d’Arras ont retenu plusieurs de ses interventions. Dans son discours de réception, le 17 mars 1752, il fait une apologie des belles-lettres. Chancelier en 1753, il adresse le compliment d’usage au duc de Chaulnes. Le 17 janvier 1753 il discourt sur L’homme libre dans le devoir où il établit que l’homme n’est vraiment libre qu’en rendant ce qu’il doit à Dieu, à ses supérieurs, à ses égaux. Il livre encore, la même année, ses Réflexions sur l’étude. Le 30 mars 1754, directeur en exercice, il ouvre la séance par un discours sur Le Jugement et le Goût, et il adresse les compliments d’usage à François Joseph Briois, premier président du Conseil d’Artois, et à M. de Beaumont, intendant de Flandres et d’Artois qui assistent à la séance. En tant que directeur, encore, il reçoit le 22 juin 1754 un nouvel élu, Alexandre Brandt de Marconne et, un « associé externe », le père Lucas, jésuite natif d’Arras, savant professeur de sciences au collège d’Arras.  Qui traite ce jour-là « de l’excellence des sciences naturelles, et de l’abondance en Artois des traces du passé et des ressources utiles ». Dans sa réponse, Le Roux l’invite « Hâtez-vous mon révérend père, à faire part à vos compatriotes des recherches savantes que vous leur annoncez, ouvrez-leur la terre qu’ils habitent, montrez-leur toutes les merveilles qui peuvent échapper à leurs lumières ou résister à leur entendement ». Appel entendu : le père Lucas donnera jusqu’à l’expulsion des Jésuites, une suite remarquée de communications : Notes sur les fouilles faites dans le canal de la Lys à l’Aa (1754), Phénomènes hydrauliques qui se sont produits dans les villages de l’Artois, (1755), La superficie de la terre (1756), La pierre à fusil (1757), Le sel marin (1759), Caracalla (1760), La tombe en Artois (1761), La nécessité d’une société d’agriculture en Artois (1762).

François Floris Le Roux retourne ensuite à ses affaires.

Il décède à Arras, le 2 décembre 1761, âgé de 75 ans, et il est inhumé le 4 décembre dans l’église paroissiale de Saint-Géry, en présence de l’un de ses fils Charles Théodore Ignace Marie le Roux de Puisieux et de Louis Léonard de Beugny de Bondus, écuyer, conseiller du roi, garde des sceaux de la Chancellerie du Conseil d’Artois.

Sources

État civil : naissance, AD 62, 5 MIR 041/18, p. 890/1435 ; mariage AD 62, 5 MIR 041/19, p. 815/1357 ; décès, AD 62, 5 MIR 041/20, p. 990/1418 ; inhumation, AD 62, 5 MIR 041/5, p. 1104/1343.

Père IGNACE, « Extraits des Recueils des Mercures et autres écris du temps pour servir à l’histoire de l’ancienne Société littéraire d’Arras », Mémoires de l’Académie d’Arras, 1ère série, t. XXXV [1863], p. 441-443,446, 455-458.

VAN DRIVAL Eugène, Histoire de l’académie d’Arras, 1872, p. 35, 70-71, 224, 233.

LE BOUCQ de TERNAS Amédée, La Chancellerie d'Artois, ses officiers et leur généalogie continuée jusqu'à nos jours, 1882.

HAUTECLOCQUE Gustave de, « Inventaire des archives de l’Académie d’Arras », Mémoires de l’Académie d’Arras, 2e série, t. XXVIII [1897], p. 47, 51, 60, 61. 62.

LEDIEU Alcius, (dir), « Le Roux », Le Cabinet historique de l’Artois et de la Picardie, revue d’histoire locale, t. 14, 1899, p.111-113.

SUEUR Philippe, Le Conseil provincial d’Artois (1640-1790), 1978., p. 90-94, 139-145.

DIERS Jean-Pierre, « Étude sociologique de l’académie d’Arras des origines à nos jours (1737-2006) », Mémoires de l’Académie d’Arras, 6e série [1991-2006], 2007, p. 27