Arras (paroisse Saint-Géry) 02.11.1715Arras, 16 frimaire an 4 (7 décembre 1795). Avocat au Conseil d’Artois, substitut du procureur du Roi de la ville et cité d'Arras.

Élu en 1747 pour succéder à Philippe Le Caron de Canettemont  sur le 27e fauteuil. Il occupe son fauteuil jusqu’à la dissolution de l’Académie. En 1817, son fauteuil est attribué au colonel Rohaut de Fleury.

Issu d'une famille de magistrats, il est le fils de Guislain Bayart, procureur au Conseil d’Artois et de Marie Agnès de Bailleul, il a pour parrain François de Bailleul, procureur au Conseil d'Artois.

Il est le frère aîné de l’académicien Louis Albert Bayart. 

Licencié en droit de l’université de Douai, il est reçu avocat en 1740, il exerce jusqu’en 1790.

Le 28 août 1758, âgé de quarante-deux ans, il épouse en l’église Saint-Jean-en-Ronville, Marie-Rosalie Baudelet, fille de Philippe Dominique Baudelet, président de le l’Élection provinciale d’Artois, et de Jeanne Dubois. Il a pour témoins son père et son frère cadet. Son épouse a pour témoins son frère Dominique Victor Amédée Baudelet, conseiller du Roy, président de l’Élection provinciale d’Artois à la suite de son père, Procope François Roguel, bourgeois d’Arras, marchand, et Antoine Degouve, conseiller du Roi et subdélégué de l’Intendance de Flandre et d’Artois.

Reçu à l’Académie en 1747, il semble n’y avoir joué aucun rôle actif. Il n’est jamais enregistré comme présent par le secrétaire général Dubois de Fosseux. Il conserve néanmoins son siège jusqu’à la dissolution de la Société.

Malgré son âge, il est incarcéré sous la Terreur. Son épouse, accusée de complicité avec la veuve Bataille qui accordait son soutien aux prêtres réfractaires et au culte clandestin, est condamnée à mort et guillotinée le 25 germinal An 2 (14 avril 1794).

Il décède le 7 décembre 1795 en son domicile de la rue de Paris à Arras, âgé de quatre-vingt ans.

Sources

État civil : naissance, AD 62, 5 MIR 041/3, p. 1304/1365 ; mariage, AD 62, 5 MIR 041/8, p. 407/1347 ; décès, AD 62, 5 MIR 041/50, p. 96-97/1419.

Père IGNACE, « Extraits des Recueils des Mercures et autres écris du temps pour servir à l’histoire de l’ancienne Société littéraire d’Arras », Mémoires de l’Académie d’Arras, 1ère série, t. XXXV [1863], p. 414, 415, .

VAN DRIVAL Eugène, Histoire de l’Académie d’Arras, 1872, p. 31, 72-73, 238.

PARIS Auguste Joseph, Histoire de Joseph Le Bon et des tribunaux révolutionnaires d’Arras et de Cambrai. Arras, 1864. Tome I, p. 325-373.

BERTHE Léon-Noël, Dictionnaire des correspondants de l‘Académie d’Arras au temps de Robespierre, p. 39, n° 74. Imprimerie Centrale de l’Artois, 1969.

SUEUR Philippe, Le Conseil Provincial d’Artois, 1640-1790. Arras, 1982.  Tome II, p. 818.

DIERS Jean-Pierre, « Étude sociologique de l’académie d’Arras des origines à nos jours (1737-2006) », 2007, Mémoires de l’Académie d’Arras, 6e série [1991-2006], 2007, p. 26, 27, 41..

JACOB Louis, Joseph Le Bon, 1765-1795, la terreur à la frontière (Nord-Pas-de-Calais). Paris s.d., T. II, p. 181-189.