Arras (paroisse Sainte-Croix) 15.05.1695 – Arras (paroisse Sainte-Croix) 10.10.1760.
Membre fondateur, installé en 1737 sur le 6e fauteuil. Chancelier en 1738, directeur en 1740. Il est remplacé en 1761, par son fils Louis-Joseph-Michel Le Josne-Contay
Il est le fils de Maximilien-Martin Le Josne-Contay, chevalier, seigneur de la Ferté, officier d’infanterie, ancien capitaine au régiment de Famechon, député de la noblesse aux États d’Artois, et de Marie-Marguerite-Josèphe des Lyons.
Il est marquis de Levacque, seigneur de la Ferté et de Conteville.
Il épouse à Béthune, le 11.08.1725 (?), sa cousine germaine Hélène-Françoise Le Josne-Contay de Grandmaretz. Ils ont eu sept enfants, six filles et un garçon, Louis Joseph Michel, né en 1728, qui deviendra académicien en 1761.
Avec son fils, il est un représentant de l’aristocratie urbaine cultivée, ancrée dans la campagne artésienne, qui constitue, après les gens de robe du Conseil d’Artois, la deuxième composante de l’Académie d’Arras au XVIIIe siècle. Il est député de la noblesse aux États d'Artois.
Membre actif de l’Académie à ses débuts, il en est chancelier en 1738 et directeur en 1740. Il « reçoit », à ce titre, Philippe-Gabriel Garson de Quévaussart, Yves-Guislain-Joseph Quarré du Repaire, Jean-François-Antoine Lefebvre de Gouy, et Pierre-François Ansart de Mouy. En janvier 1741, on lui confie ainsi qu’à Adrien-Joseph Le Sergeant de Ransart, la lecture des travaux de Pontus Heuterus [l’historien flamand Pontus de Huyter (1535-1602)], afin d’en extraire tout ce qui se rapporte à la province d’Artois. Cette tâche se situe dans le cadre des recherches commencées en 1739 pour éclaircir « l’origine des Artésiens, leur gouvernement, leurs mœurs et les évènements les plus remarquables arrivés dans leur pays, jusqu’au temps de l’établissement de la Monarchie française dans les Gaules ». Enfin, c’est encore en qualité de directeur que lui revient l’honneur de prononcer l’éloge du prince d’Isenghien, à l’occasion de sa nomination comme maréchal de France le 11 février 1741. [Louis de Gand-Vilain, prince d’Isenghien et de Masmines, (1678-1767), gouverneur d’Arras et lieutenant général de la province d’Artois, était le « protecteur de l’Académie », et l’hébergeait depuis sa fondation, dans son hôtel du Gouvernement, où elle demeura jusqu’à la Révolution.]
Il décède le 10 octobre 1760, à l’âge de 66 ans. Il est inhumé le lendemain dans l’église des Carmes déchaussés, en présence de son fils Louis Joseph Michel, et d’Alexandre Auguste Joseph de Beaulaincourt, chevalier, seigneur comte de Marles et La Beuvrière, député ordinaire de la noblesse aux États d’Artois.
Communications et mémoires adressés à l’Académie
Mémoire sur la rivière d’Authie, février 1741.
Sources
État civil : naissance, AD 62, 5 MIR 041/18, p. 1150/1435 ; décès, AD 62, MIR 041/20, p. 937/1418.
COUPIGNY de, « Liste des gentilshommes convoqués aux États d’Artois en 1747, et depuis, selon l’ordre de leurs admissions ; leurs armes, leurs alliances, les noms de leurs terres » in Recueil de quantité d’anoblissements, confirmations, réhabilitations, sentences de noblesse, de plusieurs extractions et illustrations de maisons de famille, manuscrit, 1752, sur Gallica, vue 391 / 461.
VAN DRIVAL Eugène, Histoire de l’Académie d’Arras, 1872, p. 12, 13, 21, 22, 70-71, 234.
HAUTECLOCQUE de Gustave, « Inventaire des archives de l’Académie d’Arras », Mémoires de l’Académie d’Arras, 2e série, t. XXVIII [1897], p. 47, 48, 58.
DIERS Jean-Pierre, « Étude sociologique de l’académie d’Arras des origines à nos jours (1737-2006) », 2007, Mémoires de l’Académie d’Arras, 6e série [1991-2006], 2007, p. 35.
Michel Beirnaert