Arras (paroisse Sainte-Croix) 29.09.1728 - Arras (paroisse Saint-Nicolas-sur-les-Fossés) 08.08.1786. Député de la noblesse aux États d’Artois.

Élu le 6 juin 1761 pour succéder à son père sur le 6e fauteuil. Il est directeur de l’Académie pour un an en 1764-1765. Il est remplacé en 1787 par le marquis Armand Samuel de Marescot

Il est le fils de l'académicien  Louis-Léonard-Eugène-François Le Josne-Contay et d’Hélène Françoise Le Josne-Contay de Grandmaretz.

Avec son père, il est un représentant de l’aristocratie urbaine cultivée, ancrée dans la campagne artésienne, qui constitue, après les gens de robe du Conseil d’Artois, la deuxième composante de l’Académie d’Arras au XVIIIe siècle. Il succède à son père comme député de la noblesse aux États d’Artois.

Il est marquis de La Ferté et de Conteville.

À l’âge de 27 ans, le 11 mai 1755 il épouse, à Remaisnil (Somme), Christine-Isabelle Josèphe de La Porte, fille de Claude Valentin Théodore de La Porte, chevalier, seigneur de Remaisnil et Vacquerie et de Claire Isabelle Duchambge de Liessart.

Le mariage rassemble de nombreux représentants de l’aristocratie locale qui figurent au rang des témoins et dont les signatures occupent la moitié de la page du registre paroissial. Le marié semble modeste, qui n’a pour témoins que son père et sa sœur aînée Védastine. Par contre, la mariée a réuni autour d’elle ses deux frères Théodore Lamoral Joseph de La Porte de Vaulx et Charles Théodore Marie de La Porte d’Yssertieux, son oncle Louis Antoine François de La Porte du Fresnel, sa cousine Josèphe Françoise Séraphine Duchambge Delbhecq, son cousin l’académicien Charles Joseph François Boudart de Couturelle, et encore, ses « parents » Louis Delaporte de Certieux officier du régiment de Lorraine, Charles Constant François Malet de Coupigny, seigneur de Salau et Fouquières, ainsi que son épouse  Marie Anne Charlotte Monk de Preuil, et leur fils Philippe Pierre Joseph de Coupigny, Marie Antoinette Éléonore de Créquy, veuve du marquis François Marie Perrot de Fercourt, et son fils François Marie Henry Hector Perrot de Fercourt, et enfin Charles Borromée de Laizer de Siougeat chevalier seigneur d’Offin, qui a été député de la noblesse à la Cour en 1721. Le magnifique château que fait construire à Remaisnil Claude De La Porte n’est pas encore achevé à la date du mariage.

Louis Joseph Michel Le Josne Contay succède à son père à l’Académie d’Arras en 1761. Il y est aussi actif. Son discours de réception traite « de l’utilité que les académies de province peuvent procurer à celle de la capitale ». Il est encore l’auteur d’un essai sur « l’utilité des cours d’humanités pour les jeunes gens qui se destinent à une carrière des armes ». Il communique aussi sur l’étude de l’histoire. Nommé directeur en 1764, il évoque Sénèque et Corneille dans son discours de remerciements. Il « reçoit » le marquis Eugène-Léon d'Hesdigneul Béthune

Il décède le 8 août 1786, à l’âge de 58 ans, et il est inhumé le lendemain dans le cimetière de Saint-Nicaise. La cérémonie est présidée par le marquis Louis Robert de Créquy, chevalier d’honneur au Parlement de Flandres, député de la noblesse aux États d’Artois et Vaast Joseph Désiré Le Mercier de Carieul.

Sources

État civil : naissance, AD 62, 5 MIR 041/19, p. 734/1357 ; mariage, AD 80, 5MI_D486, p.220/262 ; décès, AD62, 5 MIR 041/10, p.1196/1362.

COUPIGNY de, « Liste des gentilshommes convoqués aux États d’Artois en 1747, et depuis, selon l’ordre de leurs admissions ; leurs armes, leurs alliances, les noms de leurs terres », in Recueil de quantité d’anoblissements, confirmations, réhabilitations, sentences de noblesse, de plusieurs extractions et illustrations de maisons de famille, manuscrit, 1752, sur Gallica, vue 402/461.

VAN DRIVAL, Histoire de l’Académie d’Arras, 1872, p. 40, 70-71, 225.

HAUTECLOCQUE de Gustave, « Inventaire des archives de l’Académie d’Arras », Mémoires de l’Académie d’Arras, 2e série, t. XXVIII [1897], p. 47, 48, 58.

DIERS Jean-Pierre, « Étude sociologique de l’académie d’Arras des origines à nos jours (1737-2006) », 2007, Mémoires de l’Académie d’Arras, 6e série [1991-2006], 2007, p. 35.

Michel Beirnaert