Arras (paroisse Saint-Nicolas-en-l'Âtre) 30.08.1750 – Arras 20.05.1831. Docteur en médecine

Élu le 15 novembre 1783, pour remplacer Jean-Baptiste Denis de Riacourt sur le 24e fauteuil. Réinstallé en 1817, il démissionne immédiatement. Il est remplacé par le commandant Joseph Olry de Labry.

Il est le fils d’Étienne-François Ansart et de Marie-Jeanne Lebat.

Ayant probablement conquis ses grades de médecin à Douai, il exerce à Arras.

Élu à l’Académie le 15 novembre 1783, il est reçu, le 21 avril 1784 par Pierre-Philippe Duquesnoy, directeur de l’année, en même temps que Philibert Lesage et Robespierre. Son discours de réception est une suite d’« Observations sur l’air atmosphérique ».

Élu directeur le 3 février 1787, il ouvre la séance du 25 mai par la lecture d’une dissertation sur cette question : « Y a-t-il des nerfs "sentans" distingués des nerfs "moteurs" ? ». Le même jour, il répond au discours de réception de Lazare Carnot. Le 2 avril 1788, il reçoit le dernier académicien élu avant la Révolution, Jean-Guillaume Thieulaine. Pour clôturer son mandat de directeur, il lit une dissertation sur « L’usage qu’on pourrait faire de l’eau de chaux pour la maladie nommée la Tympanite ».  On ne le verra plus à l’Académie qu’aux séances du 9 janvier et du 27 février 1789.

Mis en état d’arrestation comme suspect le 9 brumaire an II (30 octobre 1793), il est libéré le 1er fructidor suivant (18 août 1794).

Le 8 février 1809, âgé de 58 ans, il épouse à Arras Adélaïde Élisabeth Josèphe Lebrun (1784-1734), fille de Martin Lebrun, notaire impérial et d’Eugénie Pacifique Célestine Leleu.

Il est toujours en vie quand l’Académie renaît de ses cendres. Il est l’un des seize membres initiaux de la « Société royale d’encouragement pour les sciences, les lettres et les arts » recréée par arrêté préfectoral le 7 mai 1817. Mais il est aussi l’un des premiers à demander à être remplacé, dès le 29 mai 1817. Sagement, il décide de se borner désormais à l’étude de la médecine, « avec d’autant plus de raison qu’ayant pris un certain essor depuis quelques années, cette étude demande de nouveaux efforts de la part de ceux qui la cultivent, s’ils veulent s’élever à sa hauteur ».

Il décède à Arras le 20 mai 1831, âgé de 80 ans.

Sources

État civil : naissance, AD 62, 5 MIR 041/25, p. 594/1450 ; mariage, AD 62, 5 MIR 041/43 , p. 1021/1405 ; décès : AD 62, 5 MIR 041/54, p. 814/1338.

AD 62, I lm, mission Lebon, suspects, dossier Ansart, 1J 1933.

Médiathèque d’Arras, fonds local d’histoire, Collection Paul-Marie Laroche : faire-part de décès.

DUBOIS de FOSSEUX, Journal de l’Académie, compte rendu des séances (décembre 1785-mars 1792), transcrit par le chanoine Léon Berthe, Archives de l’Académie, p. 2-68.

Père IGNACE, « Extraits des Recueils des Mercures et autres écris du temps pour servir à l’histoire de l’ancienne Société littéraire d’Arras », Mémoires de l’Académie d’Arras, 1ère série, t. XXXV [1863], p. 518, 530, 533. 535.

VAN DRIVAL, Eugène, Histoire de l’Académie d’Arras (Depuis sa fondation, en 1737 jusqu’à nos jours), Arras, A. Courtin, 1872 p. 58, 66, 72-73, 91-97.

ANSART Charles-Victor, Histoire généalogique de la famille Ansart, Senlis, Impr. réunies de Senlis, 1949, p. 46.

BERTHE Léon-Noël, Dictionnaire des Correspondants de l’Académie d’Arras au temps de Robespierre, Arras, 1969, p. 31, notice 22 et p. 101, notice 454.

BERTHE Léon-Noël, Dubois de Fosseux : Secrétaire de l'Académie d'Arras, 1785-1792 et son bureau de correspondance, Arras, 1969, p. 146 et 149.

DIERS Jean-Pierre, « Étude sociologique de l’académie d’Arras des origines à nos jours (1737-2006) », 2007, Mémoires de l’Académie d’Arras, 6e série [1991-2006], 2007, p. 33, 42.

                              Jean-Pierre Diers