Alfred Demont
Alfred Demont

Élu le 11 avril 1930, sous la présidence d’Alphonse Tierny, pour succéder au conseiller de préfecture Jules Gerbore sur le 21e fauteuil, il est reçu le 25 juin 1931 par le président. Il est secrétaire général de l'Académie du 10 juin 1932 jusqu'à sa mort. Il est remplacé le 1er mai 1936 par le vétérinaire Georges Savagner. 

Il est le deuxième des cinq enfants d’Auguste Florent Demont, menuisier, et de Camille Virginie Machu. Après ses études au collège de Saint-Pol, il s’engage pour quatre ans, le 22 mai 1891, au 1er bataillon d’artillerie de forteresse à Lille. Il est rendu à la vie civile le 22 mai 1895, avec le grade de maréchal des logis et la qualification de sous-chef artificier.

De retour à Saint-Pol, titulaire d’une capacité en droit, il est clerc d’avoué. Le 19 août 1896, il épouse Gabrielle Guislaine Juliette Leclercq, couturière, dont il a deux enfants en 1897 et 1898.

Cousin et ami de l’historien et philologue Edmond Edmont, il se passionne pour la poésie patoisante et les traditions populaires. En 1908, il préside la société des Rosati du Ternois. Il succède à Edmond Edmont à la Commission des Monuments historiques, adhère à la Société des Antiquaires de la Morinie, devient le délégué régional de la Société du Folklore français et du Folklore colonial pour qui il publie « Les matines des bergers en Artois », « Les Animaux dans les traditions populaires en Artois », « Le Blé dans les traditions populaires Artésiennes ». Il publie aussi dans l’Abeille de la Ternoise ; il est lauréat en 1914 du concours de l’Académie d’Arras pour ses « Fleurs de nos Champs d’Artois »,

Devenu principal clerc d’avoué, puis commis greffier au tribunal de première instance de Saint-Pol, il postule pour la magistrature, et il est nommé juge de paix du canton de Pas-en-Artois, le 10 août 1914 (.JO du 11 août 1914, p. 7319).

Il participe à la Grande Guerre pendant deux ans. Sa santé s’étant détériorée, il est réformé le 16 décembre 1916. Il rejoint son poste à Pas-en-Artois le 20 juin 1918. II est ensuite juge de paix du canton d’Auxi-le-Château le 17 décembre 1918, du canton de Saint-Étienne-en-Dévoluy (Hautes-Alpes) le 14 septembre 1921, et enfin du canton d’Acheux-en-Amiénois, du 13 décembre 1923, jusqu’à sa retraite le 11 avril 1935.

Il s’installe à Arras en 1925, est élu à l’Académie en 1930, succède comme secrétaire général au chanoine Vergneau, et y fait preuve d’une remarquable efficacité : « D’une ponctualité parfaite, d’une courtoisie impeccable, l’esprit sans cesse en éveil pour effectuer ou encourage rles recherches scientifiques ou littéraires les plus diverses, il était aussi, grâce à sa formation juridique, à son amour du précis et du beau, symbolisé dans sa belle écriture, le type du secrétaire et du rapporteur. »

Il décède brutalement, à l’âge de soixante-trois ans, le 8 décembre 1935, en son domicile arrageois de la cité Cahen, dans le quartier Ronville.

Officier de l’Instruction publique le 18 février 1933, pour services rendus aux œuvres postscolaires (JO 19 février 1933, p.1648),

Publications dans les Mémoires de l'Académie

Discours de réception, le 25 juin 1931, MAA, 3e série, t. X [1931], p.291-315.

Réponse au discours de réception de M. Abel Pentel, considérations sur le patois, MAA, 3e série, t. XIV (1935-1937), p. 25-34.

Rapport sur les travaux académiques de l’année 1934-1935, MAA, 3e série, t. XIV (1935-1937), p. 35-39

L’Épiphanie ou la Fête des Rois dans le Nord de la France, note de folklore, (résumé), MAA, 3e série, t. XIII (1933-1935-1935), p. 211.

Le blé dans les traditions populaires artésiennes (résumé), MAA, 3e série, t. XIII (1933-1935-1935), p. 151.

Notes sur les archives des premiers Rosati d’Arras (résumé), MAA, 3e série, t. XIII (1933-1935-1935), p. 142.

Histoire de dialectologie en Artois (résumé), MAA, 3e série, t. XIII (1933-1935-1935), p. 65.

Les noms successifs de l’Académie d’Arras (résumé), MAA, 3e série, t. XIII (1933-1935-1935), p. 28-29.

Rapport sur les travaux académiques de l’année écoulée, MAA, 3e série, t. XII (1932), p. 217-232.

La chanson patoise, MAA, 3e série, t. XII (1932), p. 123-144.

Notice sur Nicolas Joseph Duflos, curé constitutionnel de Saint-Poldéputé du Pas-de-Calais au Conseil des Cinq-Cents, MAA, 3e série, t. XII (1932), p. 35-88.

Les confréries de Saint-Roch et quelques autres analogues en Artois, MAA, 3e série, t. XI (1931), p. 7-26.

Notice sur le 21e fauteuil de l’Académie d’Arras et ses différents titulaires, MAA, 3e série, t. X (1930), p. 43-194.

Pages de folklore artésien : La Saint-Jean et la Saint-Pierre ; Coutumes et chants de Noël en Artois ; Coutumes du premier dimanche de Carême et chants de quêtes en Artois, MAA, 3e série, t. X (1930), p. 7-42.

Rapport sur le concours d’histoire, MAA, 3e série, t. X (1930), p. 291-.

Discours de réception le 25 juin 1931, MAA, 3e série, t. X (1930), p. 239-290

Sources

État civil : naissance, AD 62, 5 MIR 767/7, p. 360/1395 ; mariage, AD 62, 3 E 767/46, p. 101/254 ; décès, AD 62, 3 E 041/567, p. 155/180.

Position militaire, Béthune 1892, matricule 332, AD 62, 1r_8103, vue 398/590.

Annuaire rétrospectif de la magistrature.

Discours de M. le chanoine Fournier, président, aux funérailles de M. A. Demont, secrétaire général de l’Académie d’Arras, le 11 décembre 1935MAA, 3e série, t. XIII (1933-1934-1935), p. 296-299.

Réponse au discours de réception de M. Alfred Demont, par M. Alphonse Tierny, président, MAA, 3e série, t. X (1930), p. 317-328.