Saint-Omer (paroisse Saint-Sépulcre) 11.10.1715 - Arras (paroisse Saint-Étienne) 22.04.1789. Avocat en parlement et au Conseil d’Artois.
Membre fondateur de l’Académie en 1737, il est l'unique occupant de l’ancien 11e fauteuil pendant cinquante-deux ans jusqu’à sa mort.
Il est reçu en 1737 avocat au Conseil d’Artois dont il devient, en 1785, le doyen.
La même année, il est l’un des membres fondateurs de l’Académie d'Arras, mais bien qu’il en ait été membre pendant cinquante-deux ans, les archives de la Société ne mentionnent aucune trace de son activité.
Il est échevin d’Arras et député ordinaire du tiers-état aux États d’Artois et à la Cour en 1763 et 1764
Il épouse à l’âge de cinquante ans, le 26 décembre 1765, Marie Joseph Thérèse de Gouve, (ou Degouve) (1742-1822) , petite cousine des Robespierre, fille de Jacques François de Gouve, négociant, et de Marie-Jeanne Cornu. Ils ont un fils, Pierre Antoine Joseph, né le 13 novembre 1767 à Arras (paroisse Saint-Étienne). Il deviendra avocat comme son père, en 1787.
Il est, par la suite, procureur-syndic de la ville d’Arras, procureur du Roi au siège prévôtal de la maréchaussée générale de Flandres et d’Artois, et enfin, subdélégué de l’intendance, de 1776 à sa mort. Il a aussi été pendant plusieurs années, et au moins de 1775 à 1779, l’un des deux conseillers du Mont-de-piété d’Arras.
Il décède le 22 avril 1789, à l’âge de soixante-quatorze ans. Son service est chanté le surlendemain dans l’église Saint-Étienne, "par vingt prêtres", avant son inhumation au cimetière de Saint-Nicaise, en présence de Josse Binot, doyen des avocats au Conseil d’Artois et de son fils unique Pierre Antoine Joseph.
Sources
État civil : naissance, AD 62, Saint-Omer (paroisse Saint-Sépulcre), 5 MIR 765/26, p. 1233/1317 ; mariage, AD 62, Arras (paroisse Saint-Jean-en-Ronville, 5 MIR 041/8, p. 521-522/1026 ; décès, AD 62, Arras (paroisse Saint-Étienne), 5 MIR 041/16, p. 1084/1382.
Naissance de son fils, AD 62, 5 MIR 041/16, p. 852-853/1382.
Almanach historique et géographique de l’Artois. Pour l’an de grâce 1785, p.86-89.
VAN DRIVAL Eugène, Histoire de l’Académie d’Arras, 1872, p. 12, 70-71, 223.
BERTHE Léon-Noël, Dictionnaire des correspondants de l’Académie d’Arras au temps de Robespierre, 1969, p. 58.
DIERS Jean Pierre, « Étude sociologique de l’Académie d’Arras des origines à nos jours (1737-2006) », Mémoires de l’Académie d’Arras, 6e série [1991-2006], 2007, p. 15.
LEGAY Marie-Laure, Les États provinciaux dans la construction de l’État moderne aux XVIIe et XVIIIe siècles, Genève, Droz, 2021, p.99.