Valenciennes (Nord) 05.04.1835 – Paris (17e) 23.02.1900. Professeur de lettres, principal du collège d’Arras depuis le 1er septembre 1891.
Élu en 1893, sous la présidence d'Henri de Mallortie, pour succéder au chanoine Joseph Depotter sur le 7e fauteuil. Installé à Paris pour y prendre sa retraite, il est remplacé en 1897 par l’ingénieur Léonce Alayrac.
Il est le fils de Toussaint Dewaule, sous-lieutenant des douanes à Valenciennes, et de Bernardine Carlier.
Bachelier à Paris, ès lettres (1853) puis ès sciences (1854), licencié ès lettres à Douai (1858). Il a été successivement répétiteur au lycée de Douai (1855-1858), professeur au collège de Laon, chargé de cours aux lycées de Condom, Tournon, Périgueux, Saint-Omer, Agen. Il y épouse Marie Antoinette Ernestine Capler (1844-1922), le 12 septembre 1877. Il est enfin professeur à Lorient, avant d’être nommé, le 1er septembre 1891, principal du collège d’Arras où il termine sa carrière. C’est à ce moment seulement (6 mai 1892) qu’il soutient à Paris une double thèse de doctorat : thèse latine, Aulus Gellius quatenus philosophiae studuerit ; thèse française, Condillac et la psychologie anglaise contemporaine. Il avait aussi publié une étude sur Lucien et il a traduit en vers français l’Art poétique d’Horace, dont le manuscrit n’a jamais été oublié.
Admis à l’Académie d’Arras, il n’a pu prendre possession du fauteuil auquel il avait été élu. Son discours de réception, resté à l’état de projet, portait sur l’Éducation aux différentes époques de l’histoire ;
Admis à faire valoir ses droits à la retraite en 1897. Il quitte Arras pour Paris (7e) où il décède en son domicile de la rue des Moines, le 23 février 1900, âgé de soixante-quatre ans.
Officier de l’Instruction publique 19 juillet 1891, Officier d’Académie 24 juillet 1892.
Chevalier de la légion d’honneur, 10 mai 1895
Sources
État civil : naissance, AD 59, 5 Mi 055 R 053, p.572/1025 ; mariage, AD Lot-et-Garonne, 4E1-108, p. 161/271 ; décès, AD 75, V4E 10228, 19/2/1900-12/3/1900, p. 11/31.
Base Léonore
Le Temps, 4 mai 1892, p. 3.
Le Grand écho du Nord-Pas-de-Calais, 4 mai 1895, p.3.
Agnès et Gérard Devulder