Arras (Saint-Aubert) 08.03.1779 - Gommecourt 13.04.1848. Avocat, propriétaire, député à la « chambre introuvable » en 1815-1816, maire d’Arras.  

Nommé par le préfet Malouet, le 7 mai 1817, à la restauration de l’Académie, il est installé sur le 4e fauteuil (occupé avant la Révolution par Robespierre). Il est remplacé en 1848 par le docteur Hippolyte Plichon.

Il est le fils de Henri Bruno Joseph Lallart (1739-1800), négociant et ancien échevin d’Arras, et de Marie Angélique Foubert (1747-1813). Son parrain est son oncle paternel par alliance, Pierre François Dourlens, conseiller ordinaire du roi au Conseil d’Artois.

Il entre à l’École polytechnique en 1799, mais la mort de son père le 24 février 1800 le ramène à Arras où il s’installe avocat. Il s’engage rapidement dans la vie politique locale : affilié à la loge maçonnique l’Amitié en 1805, officier de la Garde nationale en 1806, conseiller municipal en 1807, membre élu du collège électoral d’Arras en 1808, administrateur des hospices en 1808, membre du bureau d’administration du collège en 1813. La chute de l’Empire et le retour de Louis XVIII propulsent ce légitimiste bon teint à des postes plus importants : il est nommé adjoint au maire d’Arras le 3 décembre 1814, élu conseiller d’arrondissement et conseiller général en 1815. À la fin du bref épisode bonapartiste des Cent-Jours, il négocie habilement le départ des bonapartistes repliés dans la citadelle d’Arras. Il est alors élu député à la Chambre introuvable le 22 août 1815 et Louis XVIII le nomme maire d’Arras le 24 janvier 1816.

Légitimiste bon teint, il reste maire d’Arras jusqu’en janvier 1821, il est réélu à la Chambre des Députés du 13 novembre 1820 au 24 décembre 1823, siégeant à droite et soutenant les gouvernements de la Restauration. Il est aussi conseiller général du Pas-de-Calais.

Il est élevé au rang de chevalier de la Légion d’honneur le 23 juin 1820 et créé baron héréditaire par lettres patentes du 4 août 1827 sous la dénomination de Baron Lallart puis Lallart de Gommecourt.

Il épouse Marie Justine Rouvroy de Libessart à Arras le 24 mars 1824.

En tant que maire, il contribue à la résurrection de l’Académie d’Arras en 1817. Après quelques semaines de tractations, il est chargé par l’ordonnance préfectorale du 7 mai, de l’installer le 15 mai, et il en devient membre par la même occasion. Il hérite du 4e fauteuil, occupé avant la Révolution par Robespierre… Il contribue activement à ses activités : il en est chancelier en 1818 et président de 1820 à 1825.

Publications dans les Mémoires de l’Académie

Discours d’ouverture de la séance publique du 27 août 1821, MAA, 1ère série, t. IV (1821), p. 1-9. 

Discours d’ouverture de la séance publique du 25 août 1822, MAA, 1ère série, t. V (1822), p. 1-7. 

Discours d’ouverture de la séance publique du 23 août 1824, MAA, 1ère série, t. VII (1824), p. 1-9. 

Sources 

État civil : naissance : AD 62, 5 MIR 041/13, p. 458/1407 ; mariage, AD 62, 5 MIR 041/44, p. 945/1395 ; décès : AD 62, 5 MIR 375/1, p. 533/976.

Wikipedia : Bon Joseph Lallart (article anonyme documenté).

LEUWERS Hervé (dir), BARRIÉRE Jean-Paul, LEFEBVRE Bernard, Élites et sociabilité au XIXe siècle : Héritages, identités, Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion, 2001.

TORT Olivier, La droite française : aux origines de ses divisions, (1814-1830), Paris, 2013

HAUTECLOCQUE Gustave de, "La seconde Restauration dans le Pas-de-Calais (1815-1830)", Mémoires de l'Académie d'Arras, 2e série, t. XXXVII (1906), p. 255-476

« Bon Joseph Lallart », dans Adolphe ROBERT et Gaston COUGNY, Dictionnaire des parlementaires français, Paris, 1889-1891.

CARDEVACQUE Adolphe de, Histoire de l’administration municipale de la ville d’Arras, depuis l’origine de la commune jusqu’à nos jours, Arras, 1879

THELLIER de SARS, "Notice sur M. Lallart, ancien maire d’Arras", Mémoires de l'Académie d'Arras, 1ère série, t. XXIV (1849), p 213-219.

Emmanuel de Calan et Michel Beirnaert