Quesnoy-sur-Deule 02.06.1735 - ? . Avocat au conseil d’Artois en 1778, avocat du roi à la gouvernance d’Arras.
Élu le 7 février 1784 pour succéder à Charles Louis Cardon de Montigny sur le 22e fauteuil, il est r »u le 21 avril par Philibert Duquesnoy qui faisait fonction de directeur, il est directeur à son tour en 1789. Son fauteuil est attribué en 1817 à Bergé de Vasseneau.
Il est le fils d’Hubert Lesage, lieutenant bailly des villes et cité d’Arras, et de Marie Thérèse Le Senne.
Il épouse à Sapignies, le 22 août 1780, sa cousine germaine Josèphe Julie Lesage, fille de Barthélémy Lesage, fermier lieutenant et de Bernardine Caffin.
Licencié en droit de la Faculté de Paris, reçu avocat au Conseil d’Artois le 23 juillet 1778, il est avocat du roi à la gouvernance d’Arras. En 1788, il est inscrit à la loge maçonnique de l’Amitié. Lesage s’est par ailleurs opposé à Robespierre dans l’affaire, jamais jugée, de Dame Marie Sommerville, veuve emprisonnée pour dettes.
Élu à l’Académie d’Arras en 1784, il en devient rapidement un des piliers, présent à presque toutes les séances. Directeur en 1788-1789, il dirige la délégation chargé d’aller complimenter le duc de Guines, nouveau gouverneur général de la province d’Artois, à son arrivée à Arras le 27 décembre 1788, puis de le recevoir à l’Académie à la séance ordinaire du 9 janvier 1789. Plus tard, lors de séance publique du 17 juillet 1789, il répond au discours de réception de dom Dumarquez. Il continue à assister aux séances jusqu’au 18 février 1790.
Le 20 avril 1789, il est député du Tiers à l’assemblée des trois ordres à Arras.
Mis sur la liste des émigrés, ce n’est qu’en octobre 1800 (vendémiaire an 9) qu’il obtient de pouvoir résider à Paris sous surveillance. Un rapport de la préfecture de police du 17 janvier 1801 (27 nivôse an 9) atteste qu'à Paris il a fréquenté les milieux royalistes et qu'il a été arrêté comme suspect lors de l'enquête sur l'attentat de la rue Saint-Nicaise contre le Premier Consul.
Il est réputé vivant, mais résidant hors d’Arras, à la reconstitution de l’Académie en 1817.
On n’a pas trouvé trace de son décès.
Publication
Pamphlet intitulé Le Patriote artésien [copie d’une lettre écrite par un patriote artésien à un membre des Etats d’Artois du corps de la noblesse] du 26 décembre 1788, s. l. n. d.
Sources
État civil : baptême : AD59 Quesnoy-sur-Deûle, BMS 1748-1763, 5 Mi 046 R 037, p. 369/812 ; mariage, AD 62, MIR 776/1, p.267-268/563
Médiathèque d’Arras, fonds d’histoire locale, Papiers, Ms Sens Académie, BMA, boîte 2.
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VAN DRIVAL Eugène, Histoire de l’Académie d’Arras, 1872, p. 59, 60, 66, 68, 72-73, 227, 237.
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Agnès et Gérard Devulder