Hussigny-Godbrange (Meurthe et Moselle) 07.03.1902 – Arras 10.11.1962. Ingénieur des mines et inspecteur départemental de l’urbanisme et de l’habitation.

Élu le 11 décembre 1959 pour succéder à Félix Simon sur le 4e fauteuil. Reçu le 29 janvier 1961 par le chanoine Jean Lestocquoy. Il est remplacé le 24 avril 1964 par Gaston Marchal.  

Fils de Jules Clocheret, employé d'usine, et d'Émilie Montel, orphelin de père à l'âge de six ans, il obtient le certificat d'études juste avant la guerre de 1914-1918. Son village, situé à l'est de Logwy, sur la frontière luxembourgeoise, étant occupé par les Allemands dès la fin du mois d'août 1914, il lui est difficile de poursuivre les études complémentaires entreprises avec l'aide d'un cousin, professeur de sciences physiques. Requis par l'occupant à le fin de 1917, alors qu'il n'a que quinze ans, il est affecté aux tâches de pompage et de dénoyage dans les mines de fer. Après la guerre, en 1919, il peut entrer à l'École primaire supérieure de Charleville, puis au collège de Thionville où il passe el baccalauréat et enfin, à l'École des Mines de Douai où il est diplômé en 1924. Après un service militaire au 2e Génie à Metz, puis au Maroc en guerre, il se marie à Meurchin le 13 septembre 1926, avec Augustine, dite Paule, Rudelle. Il entre alors aux mines de Wendel au siège d'Errouville (Meurthe-et-Mosellle). En 1929 il réussit le concours de chef de service-adjoint du cadastre et est affecté au département du Pas-de-Calais de 1930 à 1934. Il démissionne ensuite pour exercer le métier d'architecte qu'il a appris en autodidacte. 

Mobilisé en 1939, prisonnier de guerre en 1940, il s'évade en 1942 et rentre à Arras en 1943.

Il trouve un poste au Ministère de la construction en 1944, et il est nommé inspecteur départemental de l'Urbanisme et de l'Habitation en 1949. Il exerce aussi des fonctions annexes dans de nombreuses commissions où ses grandes connaissances sont appréciées : Office public des HLM, Commission départementale de la santé, Commission des monuments historiques. Acharné à « faire toujours plus et toujours mieux », toujours prêt à se renouveler, il trouve dans l’urbanisme le moyen d’exprimer « ses connaissances de technicien et son amour pour toutes les formes d’art ». Entré chez les Rosati en 1955 où il fut un temps archiviste, il est élu à l’Académie en 1959.

En 1957, il reçoit la Légion d’honneur. 

 

Sources

État civil : naissance : AD 54, 2Mi-EC268/R3, p. 254/502 ; mariage : AD 62, 3E 573/12, p. 131/187.

Arch.dioc. Arras : 19 V 14.

CAUDRON Louis, Histoire des Rosati du vingtième siècle.